






























Elle nous présentait avec fierté le dictionnaire ainsi que le certificat d’études de son père. Toute sa lignée avait été décimée par les Khmers rouges, en raison de leur statut d’intellectuels. Ingénieur de profession, son père avait imaginé un ingénieux système de climatisation naturelle par circulation d’air. Grâce à un jeu de double cloison au niveau de la toiture et à une aération par des perforations pratiquées dans le plancher, la température intérieure baissait de dix degrés par rapport à l’extérieur, le tout de manière parfaitement spontanée. Le procédé forçait l’admiration.
Par ailleurs, en observant les clichés de cette famille, on devinait que sa jeune sœur, assassinée durant ces tragiques événements, possédait une grande beauté, tout comme elle. Sur ce pêle-mêle de photographies, c’est toute l’horreur du drame cambodgien qui sautait aux yeux.

Tandis qu’en Europe on grelotte en décembre, la chaleur au Cambodge est étouffante, les conducteurs de Rickshaws font la sieste durant l’heure chaude.


2010, sur la route entre Phnom Penh et Siem Reap. Quatorze personnes voyageant sur une moto 125 cm3 : il n’y a qu’au Cambodge qu’on pouvait voir cela.



Les transports de marchandises sont parfois hallucinants : on voit des mobylettes de 80 cm³ transformées en semi-remorques pour transporter de très importants volumes sur les routes du Cambodge.
